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Les petites péniches, LCVP, LCA et LCM

 

       Les petites péniches de débarquement ont servi de bateaux-navettes entre les navires mouillés au large et la côte. Il semble que les plus utilisées aient été les LCM, plus grand, et surtout non affectés à des transports spécialisés type LSI ou LST. Les LCVP et LCA suivaient en général dans d'autres théâtres d'opérations ces transports sur lesquels ils étaient chargés pour les longs trajets. Le débarquement en Provence (le 15 août 44) a entraîné l'envoi de toute la flotte des LSI et de beaucoup de LST en Méditerranée.

Les LCM, ils ont été utilisés en grand nombre tout le temps de l'exploitation du port artificiel



plan du LCM3
(Landing Craft Mechanized)
Longueur 15m., Charge utile 26t.
 


(détails)14 Juin 1944.
Photographe : Combat Photo Unit Eleven (CPU-11).
Un groupe de LCM au repos
derrière un des blockships


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Un LCM armé par des US Coast Guard


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Un cimetière de LCM à Colleville
après la guerre


(détails) Un LCM en premier plan


(détails) Un canard passant devant un LCT Mark 6



Une Jeep déchargée dans un LCM

Les LCA, de construction britannique étaient affectés à des transports LSI britanniques, ils n'ont été utilisés que les tous premiers jours



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plans du LCA 
(Landing Craft Assault)
12,55m de long, 4t de charge utile


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Des GI débarquent d'un LCVP, probablement dans les premiers jours  du débarquement.


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2 LCVP et un LCI, 10 juin 44


10 juin, LCVP, LCM

Les LCVP, affectés à des transports LSI ou LST américains, ils ont suivis ces derniers, dans leurs déplacements vers la Méditerranée pour le débarquement du 15 août 44



Plans du LCVP
(Landing Craft Vehicle and Personal)
10,90 m de long, 4t de charge utile


Un LCVP


(détails) A bord d'un LCVP


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Jeep s'enfonçant dans le sable mouillé, débarquant d'un LCM. Il y a derrière un LCVP et encore au delà un grand LCI


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En mars 2005, une grande marée a rejeté sur la plage Dog Green un panneau de 2m50 x1m50 provenant d'un LCVP coulé le 6 juin. Il s'agit du panneau de bordé avant babord. Des traces de peintures étaient visibles sur les parties qui ont dû être enfouies dans le sable pendant 61 ans

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Le cimetière des LCM à Colleville

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2 LCM sur un causeway

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Les épaves de LCM abandonnés à Colleville après la fin de l'exploitation du port


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Récit de Gil Miller, matelot à bord d'un LCM chargé du sauvetage maritime

 

Le matin du 7 juin, le LCM de Gil Miller a participé au nettoyage de la plage, lui permettant d'assurer son rôle dans le débarquement des approvisionnements et des renforts.

"Nous avons utilisé 3 LCM pour remorquer hors de la plage des navires détruits. Nous les tirions au large et les coulions. Les bulldozers du Génie poussaient les épaves hors des zones réservées au trafic. Pour J+3 (9 juin), l'Armée disposait de docks flottants Mulberry.

"Nous avons alors remisé nos LCM, et on est devenu des nettoyeurs de plage. Quelquefois on s'asseyait sur la falaise pour regarder les troupes passer et leur parler. La grande question était "D'où venez-vous? Vers le 4ème ou 5ème jour, j'ai même été en ville sur un camion plein et je suis revenu sur un vide.

"Ensuite le temps est devenu vraiment mauvais; pluie, vent et vagues ramenant tout sur la grève. Pendant 3 ou 4 jours rien n'a bougé. La tempête a fait plus de dégâts que les 88. Nous avons perdu 5 de nos LCM qui s'empilaient comme des bûches. Pendant cette tempête, nous n'avions nulle part où aller sauf sur la plage. Pour un groupe d'entre nous, notre seul abri était un LCVP (une péniche de 11 m de long) renversé. C'était une vraie pagaye. Aucun approvisionnements. On avait uniquement ce que l'on portait sur le dos. Toutes nos affaires sur les LCM étaient perdues. L'armée nous a fourni des petites tentes pour y vivre".

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