(détails)schéma des diverses pénétrations des falaises vers Vierville



une patrouille du 5/Rgr s'est perdue et à laissé une inscription dans une vieille maison de l'intérieur du pays


(détails) La rue Pavée par où est passé le 5ème Ranger l'après midi du 6 juin


(détails)le château et les fermes de Vierville en direction de Grandcamp. Les Rangers étaient en position au nord de la route.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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332  voir aussi (en anglais) l'histoire des Cies D E F du 2nd Ranger Bn

Le 5ème Bataillon de Rangers tente de contourner Vierville,
renonce,
puis traverse le village vers 17h00, direction ouest

Le 5°Bataillon de Rangers a quitté la plage vers 8h10, derrière la Cie C/116 (entre la villa Richard et le 1er cimetière). Quelques Rangers s'étaient d'ailleurs mêlés aux hommes de la C/116. 

Le bataillon avait atteint le talus de galets juste avant 8h00, divisé en sections de navires. Des préparatifs rapides ont été effectués en vue de l'attaque et le Colonel Schneider a passé le mot d'ordre "Tallyhoo" à ses officiers, c'est à dire l'ordre pour chaque section de se frayer un chemin au delà des falaises jusqu'à la zone de rassemblement au Sud de Vierville.
Les Rangers ont commencé à traverser la route. Dans la confusion sur la plage et la fumée, peu d'hommes ont réalisé que la Compagnie C/116 les précédait.

Quatre brèches ont été ouvertes à l'explosif dans les barbelés et les hommes ont franchi le terrain plat rapidement et ont ralenti pour monter sur les pentes abruptes. Une fumée épaisse les masquait dans leur escalade, forçant même quelques hommes à mettre leurs masques à gaz. Le temps d'atteindre la crête, les formations en peloton se sont désorganisées et les contacts s esont perdus. Après le sommet de la falaise des pancartes "ACHTUNG MINEN!" ont perms aux Rangers d'éviter un champ de mines d'où le génie retira plus tard 150 mines.

Le premier groupe qui est arrivé au sommet, un peloton (Lieutenant Parker) de la Compagnie A/5Ran avec quelques hommes de la Compagnie E/5Rgr, a foncé vers l'intérieur et perdu tout contact avec le bataillon.

Les autres pelotons sont arrivés au sommet vers 8h30 et se sont arrêtés pour se réorganiser. Voir d'autres témoignages sur l'attaque des Rangers.
Sur le flanc gauche du bataillon, les pelotons du Lt Dawson de la Compagnie D/5Ran ont dû nettoyer quelques Allemands dans un réseau de tranchées le long du sommet de la falaise et détruire un nid de mitrailleuse situé juste en-dessous de la crête et qui tirait le long de la plage.

Le bataillon n'avait perdu que huit hommes, par un feu d'armes légères qui devenait de plus en plus inefficace alors que les Rangers progressaient vers la falaise.

Le QG du colonel Schneider est arrivé au sommet, en même temps que ses autres Rangers à droite et à gauche. Il étaient devant des champs ouverts avec de nombreuses haies au delà. Des mitrailleuses allemandes abritées et lointaines leurs tiraient dessus.

La réorganisation sur le plateau a pris beaucoup de temps, les Rangers s'étaient mélangés avec les fantassins du 116ème Régiment.
La progression a repris enfin entre 10 et 11 heures, le général Cota intervenant pour presser le mouvement. Le 5ème Bataillon de Rangers avait l'intention de pousser au-delà de la route côtière et de contourner Vierville par le sud, pendant que les éléments du 116°Rég. avanceraient vers le village.
L'objectif du 5ème bataillon de Rangers était la Pointe du Hoc.
Mais le colonel Schneider, toujours prêt à décider en fonction des circonstances, même si c'était contraire aux plans, a expédié une patrouille de sa compagnie de commandement (Capitaine Raaen) vers l'est, pour chercher une liaison avec les Américains qui devaient normalement monter par Saint-Laurent.
Raaen lui-même y alla par les fossés et les chemins creux entre les haies, et "nous sommes tombés sur une patrouille de la Compagnie K /116, venue du Ruquet. Un parachutiste égaré de la 101ème division aéroportée, tombé dans l'eau au large d'Omaha Beach, repêché par la compagnie K/116, combattait maintenant avec eux." 
(cette patrouille était venue de la zone au Nord de St-Laurent et s'était infiltrée en traversant la vallée de St-Laurent à peu près à la hauteur de la poste actuelle. Cette liaison n'a pas eu de suite)

L'avance des Rangers s'est arrêtée quand les premiers éléments (la Cie B/5Ran) ont atteint la route de Vierville à Saint-Laurent et quand une mitrailleuse allemande a ouvert le feu à partir d'une haie, située dans un champ au sud. La colonne a fait halte, les Cies E et D esayant de contourner la mitrailleuse et la Cie C mettant utilisant ses mortiers de 81mm. Un peloton s'est avancé par derrière une haie vers la mitrailleuse. Ce faisant, une autre mitrailleuse a ouvert aussi le feu, sur la gauche de la première. Un autre peloton de Rangers l'a attaqué essuyant le feu une fois de plus de nouvelles positions ennemies le long des haies encore plus à l'est. Une troisième attaque de flanc a été déclenchée, elle a rencontré encore d'autres tirs de mitrailleuses et a été rappelée en attendant un essai de soutien de l'artillerie. 

(il est probable que les Rangers se sont heurtés à un écran défensif venu de Formigny dans la matinée et composés d'éléments aguerris de la 6ème Cie du Régiment 916 de la 352ème Div., compagnie cantonnée à Formigny et envoyée soutenir la défense de St-Laurent et de Vierville le matin du 6 Juin. Le peloton Parker ainsi que la section Taylor de la B/116 sont probablement passés avant la mis en place de cette ligne de défense)

On était en début d'après-midi, le 58° Bataillon Blindé d'Artillerie de Campagne venait juste de débarquer quelques canons au Ruquet, mais l'observateur avancé qui accompagnait Schneider et Canham a déclaré que le tir à cette portée était impossible à cause de l'écran présenté par la falaise. 
Environ quatre heures avaient été consacrées à tous ces efforts. Les Rangers ont alors abandonné la tentative de faire mouvement vers le sud depuis la route côtière et ils ont suivi cette route pour aller vers la Pointe du Hoc en traversant Vierville où ils avaient été précédés quelques heures auparavant par la Compagnie C/116 et les Rangers des Cies A et B/2Ran.
une section de la Cie B/5Ran est partie vers le sud, en direction de L'Ormel où ils ont pris contact avec la section B/116 du Lt Taylor. Certains autres Rangers ont été requis pour assurer la sécurité du PC du Colonel Canham qui s'était installé aux Isles, assez isolé.

A 17 heures, la force principale des Rangers était à Vierville et les plans d'une attaque vers l'ouest ont été élaborés, puis annulés plus tard dans la soirée. Le colonel Canham a décidé de ne pas poursuivre son effort sur la route côtière vers la Pointe du Hoc, car le 5°Rangers constituait sa principale force pour défendre Vierville, contre une contre-attaque venant du sud, et il n'avait toujours pas de chars, ni d'artillerie à sa disposition effective.

Le crépuscule et l'obscurité survenant, le bataillon a constitué un périmètre de défense pour la nuit, avec les compagnies A, B, C du 2ème Ranger, une partie du 1/116 et le 743ème bataillon de chars (23 chars montés de la plage vers 21h00).

De son côté, la section de la compagnie "F/5Ran" qui avait débarqué sous St-Laurent, a rencontré des tirs d'artillerie et de mitrailleuses. Des patrouilles nombreuses ont été envoyées pour contacter le bataillon, mais sans succès. L'unité a entrepris alors d'avancer le long de la plage vers Vierville, mais après 600m elle a perdu 8 rangers, tués ou blessés, se retrouvant immobilisée pour la nuit dans cette position, du côté des Moulins.

Le jour J était terminé, les Rangers avaient fait: des dizaines de prisonniers, tués 150 ennemis Ils avaient eu environ 60 Rangers tués ou blessés.