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Les groupes de contrôle de feu de la Marine
NSFCP  (Navy Shore Fire Control Party)


Liste des NSFCP à Vierville, avec leur unité d'affectation et leur navire d'appui de feu associé.


(détails)Un équipe de liaison avec la USNavy
- NSFCP

     (Extraits de "Jour J à l'aube" de J. Gawne)
En Normandie, un NSFCP comportait trois sections. 
             La section observation rassemblait un officier d'artillerie, un sergent et trois radios. 
             La section navale comprenait un Officier de Marine, le "Naval Gunfire Liaison Officer" et trois radios. 
             La section N°3, motorisée, programmée pour rejoindre dans la journée du 6, comprenait deux jeeps-radio et leurs chauffeurs. 
Chacune des deux premières sections du NSFCP, comptant un officier d'artillerie, était capable d'accomplir sa mission, même si l'autre ne parvenait pas à pied d'œuvre.
Chaque NSFCP accompagnait (en principe) l'état-major de l'unité au profit duquel elle opérait et demeurait en contact radio avec le navire qui travaillait avec elle. Chaque navire de soutien d'artillerie réglait son écoute sur la fréquence de son NSFCP, ainsi que sur une bande commune dont l'usage était autorisé pour toutes les équipes de réglage en cas d'urgence.
A Vierville, 3 groupes NSFCP ont été débarqués
   Le NSFCP N°2   affecté au 5ème Bataillon de Rangers et au croiseur HMS "Glasgow"
   Le NSFCP N°3   affecté au 1er Bataillon du 116ème Régiment et au destroyer USS "Mac Cook"
   Le NSFCP N°4   affecté au 2ème Bataillon du 116ème Régiment et au destroyer USS "Carmick"

Si un tir lui était demandé, l'unité navale tirait d'abord une salve de deux coups pour tester son réglage. Le radio du navire envoyait le signal «splash» en clair à la seconde où les coups devaient exploser. En raison de la distance entre le navire et l'objectif, le vol des obus pouvait être assez long et cette indication permettait au NSFCP de distinguer les obus de marine de ceux tirés par les batteries d'artillerie alentour.

La plupart des NSFCP n'obtinrent que peu de résultats, leurs matériels étant en général détruit ou mis hors d'usage par l'eau. Les radios SCR-284 étaient séparées en plusieurs colis et la perte d'un seul rendait l'ensemble inutilisable. Même la radio SCR-609, plus petite, était en général séparée en 2 colis.

Le groupe NSFCP N°3 (destroyer "Mac Cook")

Affecté au 1er bataillon du 116 Régiment, le NSFCP 3 a débarqué ses trois sections séparément.
Le Capitaine John A. Easter, chef de la section "observation" accompagnait une section de la Cie B/116 devant la descente de Vierville à 07h00. Un seul de ses cinq hommes s'en est sorti sain et sauf.
La section de liaison navale sous le commandement du Lieutenant (jg) Coit N. Coker, a atterri plus à l'est sur Dog White avec la Cie C/116 vers 07h 40. La rampe de leur LCVP s'est coincée et ils durent passer par dessus bord. Leur radio SCR-609 était prête à émettre vers 8h 30 et l'équipe a établi une liaison avec le destroyer "McCook".
Coker a été légèrement blessé sur la plage mais a refusé d'être évacué. Vers midi, resté sur la plage près de Vierville, il a pu régler le tir du "Texas" et du "McCook" sur les bunkers du WN72 qui défendaient toujours la sortie de plage D1. Suite à ces salves, trente défenseurs sont sortis des ouvrages, drapeau blanc à la main.

(la 3ème section était l'échelon motorisé qui a débarqué beaucoup plus tard et plus loin vers Colleville)


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