(détails) LCI et LCVP


Le 116ème Groupe Régimentaire
de Combat


(détails)
LCI et LCVP au large d'Omaha Beach



détails - la 2ème vague d'assaut devant Vierville, 7h00 à 9h00




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Le groupe de commandement du 116ème Régiment et le Général Cota
débarquent sur Dog White à 7h30

 

Le LCVP 71, a débarqué à 7h30, sur Dog White, le groupe de commandement du 116ème Rég.avec le Colonel Canham, cdt. le 116ème Régiment, le Colonel Metcalfe, cdt. le 1er bataillon
et le Brigadier-Général Norman Cota, représentant le Commandant de la 29ème Division (laquelle devait, à compter du 7 juin, reprendre à la 1ère Division le contrôle des opérations à terre de ses unités).

En arrivant à la plage le LCVP 71 s'est accroché sur un obstacle portant une mine antichar. Le bateau montait et descendait avec le ressac, mais la mine n'a pas explosé et finalement elle s'est décrochée  ( on a plusieurs témoignages qui font penser que beaucoup de ces mines terrestres employées sous l'eau avec des étanchéités douteuses étaient devenues inertes) 

Le LCVP était dans 1 mètre d'eau, sous le feu de mitrailleuses et de canons légers. 3 hommes, y compris le major John Sours, officier S4 du régiment, ont été tués sur la rampe.

Le soldat Félix Branham était dans le bateau. Il raconte: "Le colonel Canham qui avait un fusil-mitrailleur BAR et un pistolet Colt 11mm, nous dirigeait. Il tirait au BAR qui lui fut arraché des mains, il continua avec le Colt. Il n'avait pas peur."

Peu après, vers 7h50, le LCI 91 est arrivé sur Dog White, et a été incendié par l'artillerie, au milieu de la plage (face au 1er cimetière US). Il transportaient surtout des éléments du Génie mais aussi des troupes d'état-major du 116ème Régiment. Ces troupes ont été débarquées en subissant des pertes, mais elles ont renforcé le Groupe de Commandement qui était parfaitement placé pour jouer un grand rôle dans la suite immédiate des opérations et la prise de Vierville.

Au total 700 fantassins et Rangers disponibles et regroupés.
Quand le Général Cota et le Colonel Canham sont arrivé au talus de galets, ils ont bien vu que l'idée initiale, passer par la vallée de Vierville, était irréalisable. Les fantassins ne pouvaient pas non plus rester sur leur talus de galets exposé à des tirs de mortiers qui allaient croissant. Il fallait franchir les galets, traverser la zone basse et probablement minée au delà, puis grimper sur les pentes herbues de la falaise, sortir les Allemands de leurs tranchées et prendre la vallée à revers.

Le Lieutenant Shea, aide de camp du général, a ainsi décrit Cota: "S'exposant lui-même au feu, le général Cota avança au delà du talus, encourageant et stimulant les hommes, supervisant personnellement la mise en place d'un fusil-mitrailleur BAR, et dirigeant son tir sur la falaise en face. Il fit placer une perche explosive Bangalore pour faire sauter le cordon de barbelés disposé derrière le talus et il fut l'un des premiers 3 hommes à le traverser."

6 obus de mortier sont tombés au voisinage, tuant 3 hommes et en blessant 2, Cota est resté indemne. "A la tête d'une colonne de troupes diverses, il traça un chemin jusqu'au pied de la falaise et lança les troupes sur cette falaise d'où elles pourraient tirer efficacement sur l'ennemi."  Derrière lui, les sapeurs du génie avec leurs détecteurs de mines ont commencé à délimiter un passage déminé à travers la zone basse sous la falaise, utilisant des bandes blanches.
 
"Le lieutenant Shea se déplaçant avec l'officier de renseignement de la 29ème Div. sur la route de bord de mer près des villas en ruine vit 2 Allemands, sur les 5 d'un groupe de prisonniers, tomber sous les rafales de mitrailleuses de leurs propres troupes, alors qu'ils étaient conduits par leurs gardiens Américains. Les survivants s'agenouillèrent à découvert. "Ils semblaient supplier le mitrailleur sur la falaise à l'Est de les épargner." se souvient le Lt. Shea. "La rafale suivante frappa le premier en plein dans la poitrine, et alors qu'il s'écroulait les 2 survivants s'abritèrent derrière le mur en bois du front de mer avec leurs gardiens." Il n'y avait pas de pitié.