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Le LCA de Don McCarthy coule devant Vierville

Don McCarthy, Section Renseignement et Reconnaissance Bataillon 1/116

Don McCarthy s'attendait à prendre pied à la limite Dog Green / Dog White. "Le LCA, dit McCarthy, aurait dû aborder à environ 1500 m à l'Est de la descente de Vierville. Le patron Britannique manúuvrait bien le bateau, mais la mer et la marée, comme la présence proche d'autres LCA ont engendré des vagues irrégulières qui se sont brisées sur le bordé de protection qui était assez bas.

"Il est devenu évident que le bateau avait pris beaucoup d'eau, son centre de gravité était altéré, il menaçait de chavirer. Nous avons dérivé vers l'est plein gaz et finalement il a chaviré à 700 m du rivage. Après j'ai réussi à rester à flot. La marée montante m'a aidé vers le rivage, et je me suis efforcé d'atteindre la plage pendant un temps qui m'a paru une éternité.

"Il y avait là un officier qui criait aux types dans l'eau de se lever et de courir se mettre à couvert. Je n'ai aucune idée de qui il s'agissait mais je lui suis reconnaissant pour son allant et son génie."

Don McCarthy a finalement échappé à la catastrophe et il est remonté plus tard par le vallon de Vierville.

"Avant de monter par le vallon, j'ai senti ce que je croyais être l'odeur des gaz, et je m'étais débarrassé dans le naufrage de tous mes équipements antigaz, masque et vêtements spéciaux. On s'est tous précipité pour récupérer des masques sur les morts. Quelqu'un a crié que c'était l'odeur de la poudre à canons. J'ai trouvé un masque et je l'ai mis à tout hasard. J'ai aussi trouvé un fusil automatique M1, mais il était plein de sable. Plus tard j'ai pris un fusil non automatique Springfield 03 (plus précis que le M1, plus robuste et mais moins rapide).

"Nous avons alors subi des tirs d'armes légères et avons dû rester à l'abri avant de pouvoir déterminer leur origine. Peu après, on a vu une douzaine d'Allemands prisonniers descendre vers la plage, guidés par des soldats de la 29ème. C'était encourageant.

Beaucoup de Landing Craft attiraient les tirs en abordant la plage. Le grand blockhaus à l'Ouest de la vallée de Vierville qui avait causé tant de dégâts auparavant était maintenant silencieux. Un sergent de la 29ème a conduit un groupe de 5 ou 6 d'entre nous par la vallée.

En approchant du sommet, nous avons rencontré plusieurs groupes de la 29ème. On s'est trouvé sous le feu de la Marine. On m'a dit de revenir sur la plage pour trouver le "Beachmaster" (maître de plage), et lui demander de faire cesser ces tirs. En essayant de trouver le "Beachmaster", j'ai attrapé un éclat dans la jambe. Un infirmier Canadien m'a soigné et m'a mis à l'abri sous un surplomb. Avant d'avoir fait quoi que ce soit, j'ai été évacué vers l'Angleterre. Je n'avait été en France qu'une poignée d'heures.

30 ans après, j'ai rencontré un officier de l'unité Renseignement et Reconnaissance de la 29ème qui m'a dit que la majorité de ses hommes avaient été victimes des bombardements de notre Marine. J'ai toujours regretté de n'avoir pu trouver le "Beachmaster" et obtenir la fin des tirs."

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