La Pointe de la Percée (détails)


détails - la 2ème vague d'assaut devant Vierville, 7h00 à 9h00


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Une machine à chiffrer US M-209, celle du 1er Bataillon du 116ème, retrouvée en 1945 au pied de la falaise de Vierville



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Présentation du matériel retrouvé, dans la salle d'honneur du 18ème Régiment de Transmissions à Carpiquet (2005)


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Le modèle de sac étanche qui protégeait le matériel de chiffrement.

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  Le QG du 1°Bataillon à débarqué vers 7h20 sous la Percée et subit les tirs de la Navy

 

   L'état-major du 1er Bataillon du 116ème Régiment

Pour compléter le tableau des malheurs du 1er bataillon, les LCA transportant vers Dog Green sa compagnie de commandement, son groupe de commandement, et le Beachmaster (maître de plage) sont arrivés vers 07h20 à plusieurs centaines de mètres à l'Ouest du secteur, sous les falaises, à mi-chemin de la Percée, sous un feu concentré d'armes légères, provenant du WN74.
L'un des 3 LCA avait coulé au large de Vierville. Don McCarthy a raconté ce naufrage. Les naufragés ont rejoint tardivement la plage de Vierville à la nage.
Sous la falaise, à 500m à l'ouest de Vierville, la compagnie de commandement réduite déjà aux 2/3, a subi alors de lourdes pertes parmi les officiers et les sous-officiers, y compris l'officier commandant le 58ème Bataillon d'Artillerie Blindée. La traversée du sable et des rochers jusqu'à la falaise a coûté plus de la moitié du groupe. Les survivants, atteignant la base des falaises, se sont abrités dans les trous de rocher. 

Non seulement le groupe de commandement se trouvait séparé des autres unités du bataillon, mais les membres mêmes de ce groupe étaient si dispersés qu'ils devaient utiliser la radio pour communiquer entre eux. 

(la machine de cryptage M209 de l'officier de transmissions du 1er bataillon (Lt Robert Hackett) a été retrouvée en 1945, sous la falaise, dans un sac étanche, en état de marche, avec tous les codes secrets en usage à cette époque, voir photos ci-contre et ci-dessous)


Le feu des tireurs du haut des falaises et le tir d'un destroyer (page 303)
(probablement le "MacCook")  a cloué le groupe à cet endroit presque toute la journée.
Les tirs des navires vers la côte étaient limités après les premiers débarquements de crainte que des troupes américaines ne soient touchées, en particulier avec des communications terre-mer encore peu fiables. Même avec ces limitations, des pertes furent infligées aux troupes débarquées par le tir des canons de marine.

Un des plus sérieux et des plus spectaculaires incidents a été le cas d'un destroyer qui matraquait la bande de plage sous les falaises près de la Pointe de la Percée, où se trouvait le groupe de commandement du 1°Bataillon du 116°Régiment entre la fin de matinée et tard l'après midi du Jour J.
Sans radio pour contacter le destroyer, le major Thomas S. Dallas, adjoint du Cdt du 1°Bat., a envoyé un signal de fumée orange, signifiant à l'usage des avions alliés:  "Troupes alliées ici". Il espérait que le destroyer interpréterait ce signal comme une demande de cesser le feu. Malheureusement, il n'en fut rien. Il a répondu en expédiant plusieurs obus vers la fumée orange. Faisant des signaux avec leurs mouchoirs, les hommes ont essayé de transmettre: "Nous sommes Américains. Cessez le feu!". Le message clignotant en retour du navire disait: "Rendez-vous aux Américains!".
Ce tragique malentendu continua toute la journée, et le major Dallas a reconnu qu'il avait eu plus de pertes cette après midi par le destroyer américain que par les tirs ennemis.
En fin de journée, après l'arrêt des tirs de mitrailleuses Allemandes dans le coin, le Beachmaster a pu faire stopper les tirs du navire.


Matériel retrouvé en 1945 sous la falaise entre Vierville et la Percée, à environ 300 mètres de Vierville

1 sac étanche, modèle BG-160, portable à dos, trouvé en 1945 au pied de la falaise éboulée sous la « Maison Gambier » à Vierville-sur-Mer, et contenant :
- 1 machine de cryptage-décryptage  M-209-A, serial n° 9982
- 1 housse en toile pour la machine M-209, avec 3 rouleaux de rechange de bande à imprimer, et le « Technical Manual » du Converter M-209 , daté April 27, 1942, TM-11-380 , portant la marque manuscrite "HQ1"
- 4 Message Book M-210, vierges
- 1 cahier relié , contenant les “Signal Operation Instruction”  1st US Infantry Div.  ( portant la mention manuscrite :“Lt-HackettCommo, 1st BN, 116Inf.”)

-
1 Combined Assault Code, en 2 volumes: CCBP 0130-A1 (Reg. N° 6946) et CCBP 0130-A2 (Reg. N° 7005)
- 1 bloc “Slidex RT Code” (système d’origine britannique ?), avec instructions, grille manuscrite et note HQ CT 116 US ARMY du 22 May 1944 indiquant les clés pour les jours J à J+6

-
1 French Phrase Book  TM 30-602
- 1 German Phrase Book TM 30-606
- 1 Flash Light, US, mle TL-122-B
-
1 coup de poing en bronze, cassé
- 1 container M2A2 pour grenade à main (contenait une grenade incendiaire, d’après mes souvenirs)
- 1 pain de TNT, ½ lbsµ
- 1 petit rouleau de cordeau détonant
- 1 petit rouleau de mèche lente
- 2 « fuze lighter » à traction, couleur rouge
- (absence  de détonateur)

en dehors du sac, dans sa housse pourrie, une pince coupante isolante « CHRCO, 30 Kv », bec cassé par la suite.

 



(détails) Le sac étanche avec la machine à coder/décoder M209, matériels retrouvés en 1945, dans les éboulis de falaise, sous la maison Gambier


(détails) Le cahier des codes du 1/116

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(détails) Machine M209 et livret d'instruction

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