plan du LCM3
(Landing Craft Mechanized)
Longueur 15m., Charge utile 26t.
 


(détails)
Un LCM armé par des US Coast Guard  
   


(détails)Un équipement de démolition:
La caissette d'explosifs C (tétrytol) contenait 2 sacoches vertes avec chacune 8 pains d'explosifs, du cordeau détonant, de la mèche lente et des allumeurs à traction.

 

 

 

 

 

  2421

 

Le groupe de démolition (Gapteam) N°1 de la SETF, force mixte Génie/Marine

chargé d'ouvrir pour les péniches de débarquement le passage à marée haute à travers les obstacles de plage, juste devant la descente de Vierville

 

(extraits)

" Le groupe N°1 devait aborder le plus à l'ouest, donc tout près de la descente de Vierville, sur Dog Green, mais en fait il a été déporté par le courant, et a abordé sur la limite Dog White/Dog Red. 

Alors que la rampe du LCM s'abaissait, les sapeurs ont été pris sous un tir d'armes légères, mais le groupe a sauté dans l'eau et s'est dirigé rapidement vers les premiers obstacles. Les explosifs étaient répartis en paquets individuels de 18kg avec la réserve de 500kg sur un canot gonflé, à faire flotter jusqu'au rivage. L'ensemble du groupe (les marins et les sapeurs) devaient s'attaquer de suite à la première rangée d'obstacles (des éléments C ou "portes belges", c'est à dire les plus solides et les plus grands et aussi ceux qui allaient être les premiers submergés). Ils étaient préoccupés par la montée de la marée. Les sapeurs ont fixé rapidement des charges sur les portes, ont mis à feu les signaux rouges d'avertissement puis les détonateurs. 

Après l'explosion, ils ont continué en direction des pieux, des rampes et des hérissons. Les mines antichars fixées aux pieux et aux rampes de bois risquaient de se transformer en mines dérivantes si une poutre en bois avec une mine se mettait à flotter. Des charges ont donc été fixées soigneusement sur chaque mine antichar.

Il n'y avait pas d'infanterie au début dans le secteur mais seulement des chars Sherman DD du 743ème bataillon. Le travail de démolition s'est poursuivi convenablement mais la réaction Allemande s'est renforcée. Les chars se déplaçaient au voisinage de la première ligne d'obstacles, cherchant des objectifs à terre. Leur tir a attiré l'attention des Allemands, mais les sapeurs et les marins ont aussi été visés. Les pertes augmentaient en tués et blessés. 2 marins qui essayaient de lancer le radeau chargé d'explosifs ont été atteints par des tirs. L'infirmier de l'armée qui tentait de leur porter un premier secours a été tué de suite. Les réserves d'explosifs ont été perdues.


Au milieu de ces difficultés, 1 ou 2 sections d'assaut sur LCVP, de la cie F du 116ème Rég. d'infanterie sont arrivées sur le secteur, isolées et en retard sur l'horaire, attirant un feu Allemand important. Ces fantassins ont utilisé alors les obstacles en cours de minage comme abri temporaire mais ils s'y sont immobilisés.
 Comme les derniers obstacles étaient prêts à être explosés, les officiers et sous-officiers ont du agir énergiquement pour faire partir les fantassins hors de la trouée à créer. Non seulement les fantassins ont avancé  mais ils ont aidé les sapeurs blessés à sortir de la zone dangereuse. Ensuite et conformément aux plans, les fumées rouges ont été déclenchées, suivies du bruit assourdissant de l'explosion.

Après que la fumée, les gerbes d'eau et les débris soient retombés, le groupe de démolition N°1 a eu la satisfaction de voir le résultat de ses nombreux mois d'entraînement intense, la trouée était propre et un passage de 50m de large était paré pour la marée haute. Des bouées vertes ont été fixées aux obstacles de chaque côté pour guider les pilotes des futurs chalands arrivant à mer haute.


Le travail avait été fait en 20 minutes, une belle performance dans des conditions difficiles. Les autres vagues d'assaut étant programmées 30 minutes après le génie, il n'y avait plus à craindre de gène mutuelle. 


De nouvelles difficultés les attendait, les survivants et les blessés ont du avancer jusqu'à l'abri sommaire du talus de galets. Les sapeurs et les marins ont  perdu encore des hommes. En atteignant ainsi le front de mer, des tranchées ont été creusées dans les galets et les ceintures de sauvetage y ont servi pour installer les blessés un peu plus confortablement. "



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