Les 5 zones fortifiées  WN 70 à 74
qui devaient être attaquées par les "Liberators"

les objectifs des "Liberators"
sur la plage Omaha

le trajet aller-retour sur la Manche

les zones de rassemblement des Liberators au départ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les bombardements aériens sur Vierville et Omaha Beach le matin du 6 juin 1944

 

Les bombardements aériens

Les troupes d'assaut ont été déçues en découvrant que les plages n'avaient pas été touchées par les bombardements aériens, et ont vite compris que ces bombardements n'avaient eu aucun effet sur les défenses de la plage. 
Et de fait, les nuages avaient forcé les quadrimoteurs "Liberators" de la 8°US Stategic Air Force à utiliser leurs systèmes de visée sans visibilité. Avec cette technique, la dispersion due aux bombardements à haute altitude, déjà importante par temps clair, était augmentée au point de mettre en danger les bateaux d'assaut en approche. 

Dans cette éventualité, il avait été prévu de retarder le moment de lâcher les bombes pour qu'elles tombent en moyenne plus à l'intérieur des terres, assurant ainsi la sécurité des bateaux.
Variable dans le temps à partir de l'heure H, ce retard allait de 5 à 30 secondes (soit un décalage de 500m à 3000m vers l'intérieur). La décision d'utiliser cette procédure a été prise dans la nuit précédant le jour J et approuvée par le Quartier Général Suprême. Cela signifiait que le centre de gravité des impacts de bombes ne serait pas sur la côte mais largement à l'intérieur des terres et que l'effet principal serait seulement d'atteindre les communications ennemies et les zones de rassemblement à l'arrière.

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Sur les 446 (114 pour Vierville et la Percée) quadrimoteurs "Liberators" envoyés sur l'ensemble d' Omaha Beach, 329 ont lâché effectivement leurs bombes. Cette attaque a eu lieu entre 05h55 et 06h14, les bombes se sont dispersées dans la campagne. (voir le reportage sur la base de départ.


Même avec une bonne visibilité, les bombardements à haute altitude étaient peu adaptés à cette mission sur des objectifs de faibles dimensions (plusieurs zones distinctes de 100m sur 200m,) compte tenu de la dispersion normale des impacts de bombes sur des centaines de mètres et même des kilomètres. Les attaques de villes allemandes l'avait amplement démontré par le passé. A contrario, les points fortifiés allemands de la plage Utah Beach attaqués par des bombardiers moyens B26 "Marauder" à moyenne altitude et sous les nuages ont beaucoup souffert.

 


(détails) un "box" de Liberators


(détails) 12h00, au Sud Est du WN60, un chapelet de bombes d'avion, tombé au hasard dans la campagne. La dispersion des impacts montre le peu d'efficacité de ce type de bombardement contre un point fortifié isolé.


(détails)


(détails) Un des rares cratères de bombes noté près de la côte, sur Dog White, au droit des villas Godard, photo à 12h30 le 6 juin


un des Libérators du 446°Group
avec ses couleurs caractéristiques

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