Les obstacles sur la plage de Vierville
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Coupe type des obstacles de plage
Mine "Tellermine", antichar
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La première ligne d'obstacles consistait en une série d' "éléments
C ", parfois appelés "portes belges", structures en forme de
barrières (récupérées des défenses de campagne
belges, dites éléments Cointet), avec cadre renforcé et supports
en fer, montées sur rouleaux. Elle était située à
environ 250 m. de la ligne de marée haute. Les principales poutrelles de
support avaient 3,3m. de haut. Des mines antichar "Tellerminen" étanches
étaient fixées au sommet des poutrelles verticales.
La seconde ligne, de 20 à 25 m plus près de la terre, était composée de gros pieux en bois enfoncés dans le sable à un angle tel que leur extrémité, minée, pointait vers la mer. Parfois on trouvait des rampes inclinées formées de troncs de bois, renforcées et minées. A 130 m de la laisse de haute mer, la dernière rangée d'obstacles était composée de hérissons, (parfois appelés hérissons tchèques) d'environ 1,70m. de haut, formés d'au moins 3 rails d'acier ou de cornières, croisés en leur milieu et si solides que leurs extrémités pouvaient perforer le fond des péniches de débarquement.
Aucune de ces lignes n'était continue, leurs éléments étant
plantés à intervalles irréguliers. Il n'y avait pas de mines cachées dans le sable.
Peu de temps après le commencement des travaux d'installation de ces nouveaux
obstacles (hiver 1944), les Alliés furent informés et ils modifièrent
leurs plans avec un assaut à marée basse, pour éviter aux
péniches d'assaut de se heurter aux obstacles. Cela conduisit à
abandonner complètement l'idée initiale de débarquer à
marée haute.
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